Bien qu'aujourd'hui encore en cryostase, le webzine grrrndzero est toujours là. Il reprend des forces et pourra bientôt battre la campagne comme un fier animal béat courant après ses nouvelles passions éphémères.

La section imagerie rassemble principalement les vidéos de concert de concerts passés. Le plan est de développer un peu cette zone. Qui sait la webdoc-fiction-témoignage-interactif-big-data sur la vie quotidienne de Grrrnd Zero « Tout pour La Cause rien pour les Autres - saison 1 : Crust beer et lingerie fine » sortira peut-être un jour. Et pourquoi pas un live stream de nos sessions cuisine ou du chantier ?

On va essayer de rassembler des liens à la cool dans cette section là aussi. Des sites qu'on aime bien, des projets qu'on jalouse, des trucs à lire à notre place, des images rigolades, ce genre de choses là.  

Les archives chaos sont les archives de TOUT le site depuis les début de gz, par ordre de publication.
Quelques trucs se sont peut-être perdus entre les différentes version du web, mais sinon on archive méthodiquement et tu peux tout explorer.

 

 

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our brother the native

(ce groupe jouera, avec plein d'autres, à l'anniversaire de Grnd Zero le 20 octobre, cf rubrique agenda)

OBTN se compose principalement de deux gros nerds exaltés, Josh Bertram et Chaz Knapp.
Ils se sont rencontrés par myspace, leur vie réelle se caractérisant par une absence sidérale d'amis. Comme ils habitaient aux bouts opposés des états unis, le groupe s'est formé en échangeant des fichiers sons. Ca a duré deux ans, et leur premier face à face physique s'est déroulé à 6000 km de chez eux, en Belgique, à l'occasion de leur premier concert. QUELLE BELLE HISTOIRE.

Un examen minutieux nous permet de diviser leur parcours en quatre étapes :

wou



Période 1 (la magie de myspace, puis premier album, Tooth and Claw):  Ils ont moins de dix huit ans et posent les bases de leur programme esthétique : exprimer la douce complainte des elfes inadaptés socialement à travers les landes de la puberté. Ca donne une tambouille animal collectivienne : les voix chevrottent, couinent le regret de l'enfance perdue, on sort les petites cuillers et divers objets qui font gling gling, on tape dans les mains, on triture tout ça dans le sampler. Un peu d'impro, un peu de bruit, beaucoup de mélodies toutes mignonnes et de ruptures arbitraires. Fat Cat passe par là, les signe, c'est la fête. Josh invite même sa maman à chanter sur un morceau, celui là.

Période 2 (album Make Amends For We Are Merely Vessels) : un virage mogwai/godspeed/sigur ros. Du post rock de jeunes gens émus en pleine lutte interne, donc, avec les règles habituelles du genre : les grosses montées vénères/la terre se déchire en deux, les passages lancinants/regarde comme il est beau mon drône, et bien sûr les quelques inévitables longueurs. On reste étonnés de l'emploi (très réussi) d'une voix screamo « j'ai pas pu acheter ma place pour le Hellfest, si c'est comme ça je pars hurler dans la nuit».

Le morceau préféré de mon colocataire blackmétalleux quand il se lève à 5 heures 30 pour aller travailler : trees part II

Période 3 : Avec le ep Parting Marrows, ils abandonnent les digressions interminables et, sans renier leur passion pour le bricolage, s'adonnent à la pop song. Des pop songs denses, avec un maximum d'idées et de bruits de clochettes débiles en trois minutes. On commence aussi à entendre un peu d'espoir émerger des geignements habituels sur la perte et la solitude. Voilà Augural Wraith, bande son idéale pour jeune fille maussade regardant la neige tomber à la fenêtre d'un chalet perché tout en haut de manigod-sur-bieuvre (haute savoie).

Augural Wraith

Période 4 (Sacred Psalms, 2009) : La Grande Synthèse. On est grands, on peut enfin jouer dans les clubs 21+ et on a même le droit d'acheter de l'alcool nous mêmes, on va vous montrer ce qu'on sait faire. Ce disque retrace leur cheminement au pays des lutins dépressifs (le jefaisdelamusiqueaveccequitrainedanslacuisine, le post rock, la pop tordue) et pioche également dans la musique africaine, caribéenne, de bali, des balkans (tout en restant digne, c'est pas Beirut non plus)...
C'est de mieux en mieux, alors on comprend de moins en moins pourquoi l'univers ignore ce groupe. Quelques personnes particulièrement maléfiques pourraient arguer que la naïveté d'Obtn évoque parfois le lyrisme cucul malhonnête façon gondry/amélie poulain, mais ça tient pas debout. Nous avons affaire ici à de véritables candides, qui méritent notre attention sincère et durable.

Awaken (wou c'est beau)

All Grown (allons donc nous plaindre sous le sunlight des tropiques)

Child Banter (il leur arrive d'être en colère)

Sores (et si on se plaignait encore un peu ?)

lookbehind

madame bricolage

puppetride

 

Merrill Garbus est une Américaine au physique de cousine costaude, sympa et surtout un peu excentrique à ses heures, du moins au regard d'une bonne partie de la famille; madame s'est d'ailleurs égayée à appeler son projet tUne YaRdS. Au delà de cette extravagance orthographique, ce que l'on retient de Bird-Brains, son premier album, c'est que la cousine sympa s'avère assez douée pour brasser folk de seconde main, rythmiques chaloupées, guitares inspirées par la musique africaine, handclaps pénétrés, yodelling (occasionnel, restons calmes) et voix tannée de chanteuse gospel. Ca donne une sorte de Kimya Dawson en plus polyvalente. Ou plutôt Kimya Dawson qui aurait mangé les Dirty Projectors (je dis ça mais j'ai très peu écouté ce groupe. Pourtant tune yards c'est un peu l'idée que je me fais d'eux, réunis dans un corps rougeaud). Et The Blow.

Finalement, son auto-description reste peut-être ce qu'il y a de plus disert et persuasif: "c'est comme ta mère quand elle est vraiment vénère mais qu'à la place de te botter le cul elle se met à faire des beats de malade avec des pots, des casseroles ET ton cul".

tune yards - hatari

tune yards - safety

tune yards - jumping jack

et une vidéo qui calme :

{vimeo width="400" height="225"}5862458{/vimeo}

 

Une mini compile pour mettre dans ton cartable

Sarcoptes_scabei

 

PRE - Hope Freaks (2009, Skin Graft)
haircut_tacos.mp3
The junk.mp3

PRE est un groupe Londonien et l'un des tout derniers groupes chez Skin Graft (le label d'aids wolf). Leur concerts sont bordéliques, la chanteuse ressent un besoin impérieux de se faire remarquer (en enlevant un maximum de vêtements), et leur musique se situe quelques part entre melt banana, aids wolf et le punk des mika miko. Un petit clip pour découvrir tout ca en live.

BUSINESS LADY - self -titled (EP CDR 2004)
numbernine.mp3
Business Lady est l'un des groupes de Tara Barnes, la bassiste d'Evangelista (le groupe de Carla Bozulich). Cette formation post-punk viens de sortir l' album "torture footage" sur Load records, plutôt cool, mais je préfère vous faire écouter un vieux titre de 2004 sorti sur CDR et fortement conseillé par dounette. Sur scène on assiste parfois à un spectacle étrange, quand certains membres débarquent habillés en clowns tout droit sortis d'un bouquin de S.King.



WET HAIR - Dream (2009, not not fun)
Cult Electric Annihilation.mp3
Wet Hair est le nouveau projet de Shawn Reed, graphiste, claviériste et membre de feu Raccoo-oo-oon. S'il n'a rien perdu de ses talents d'illustrateur, ce projet s'avère plus sombre et vaporeux. Cult Electric Annihilation, dont le nom a été partiellement emprunté pour le titre d'un nouveau zine (où l'on peut trouver une interview de shawn assez intéressante pour comprendre l'état d'esprit actuel du monsieur. Quelques exemplaires doivent trainer sur la distro du grnd), rappelle pourtant l'énergie des 'coon.


HEAD WAR - live au 2 candles in the ass fest (10-07-2009, Clermont-fd)
head war live.mp3
Un extrait live de l'excellent festival organisé par les Handclapping Girls cet été à Clermont-ferrand. Ce groupe de punk crust bruyant, la grosse claque du festival, sera présent aux 5ans de Grrrnd Zero le 20 octobre prochain. Et ça, c'est bonheur dans nos coeurs. En attendant, vous pouvez toujours vous dégourdir les canaux auditifs avec une vidéo powered by le vilain chien, ou encore une autre de 2007 dans un squatt lyonnais.

merci à mael et aux clap-girls pour le son !

 

Download de la mini-compile entière.

 

résolution mathématique de la solitude

Daniel Benmergui est ce qu’on appelle un développeur de jeux-vidéo indépendant, autrement dit un type qui aime bien, une fois rentré du boulot, écrire des lignes de codes sur son pc au lieu de manger des fruits et des légumes. Forcément il en oublie de se coiffer mais on le comprend, quand on sait programmer des jeux comme les siens, on a plus besoin de miser sur ses cheveux. Rien avoir avec la musique donc, ni avec les légendaires modalités de délivrance d’aide publique programmatique, et pourtant c’est SUPER bien.

 

 

storyteller

i_wish_i_were_the_moon
StoryTeller
I wish i were the moon

 

 

En fait on peut difficilement parler de jeux-vidéo : pas de commandes, pas de niveau, il n’y a pas à proprement parler de déplacements ni d’action, en fait il se passe rien, juste un tableau fixe fait de gros pixels tristounets. Le seul but est de trouver toutes les fins, et pour cela il faut modifier la scène en trouvant comment agir sur les éléments. Et si l’amour réciproque semble être le seul moyen de trouver le bonheur, c’est pas facile.


(d’autres jeux sur le blog de Daniel Benmergui)

 

bête et méchant

fleetweek

 

Mayyors est un groupe de garage-punk de Sacramento sans myspace ni skyblog ni rien. Les morceaux issus de leur premier EP font penser à un concert des Cramps où Lux Interior aurait bu dix-sept red bull et où les quelques bikers alentour se rouleraient dans la boue en se tapant sur le ventre. C'est quand même mieux que Cocoon.

Mayyors - clicks

Mayyors - the crawl

 

avec ma casquette sur le sable

Un jeune groupe DIY issu d'une banlieue défavorisée. Le guitariste joue la bouche ouverte, ce qui lui donne un air débile, mais même les plus mesquins devront concéder que le morceau est assez tubesque. De plus, cette version acoustique dévoile une sensibilité de chaton timide qu'on imaginait pas de la part de ces punks intransigeants  :

{youtubejw width="560" height="340"}O3w_C1bLxRo{/youtubejw}

Ils passent le 14 octobre dans un nouveau squat de villeurbanne.

Le groupe s'appelle amadeus fénix, ou quelque chose comme ça.

le son délicat du melon qui explose

dearmotherfucker

Peut-être que c’est lié au fait que je suis en caleçon et que la fenêtre est ouverte, mais j’écoute Growls Garden de Clark et je me fais un petit stock de frissons.

Son nouvel album « Totems Flare » est une  espèce de commotion sonore incompréhensible, un tourbillon d’aspérités et de bruits hybrides qui semblent se noyer délibérément dans une surabondance de directions… Comme une provocation organisée pour retarder le plus possible l’explosion épidermico-orgasmique finale, la convulsion conclusion, le méga-frisson.

Plutôt electronica sur « Boddy Riddle », carrément brutal et techno plus tard sur « Turning Dragon », Clark semble avoir trouvé un équilibre sur « Totems Flare », un équilibre dans l’alternance et la saturation. Du coup c’est assez inégal mais à grande vitesse, il alterne sans pause les gros moments cradingues-mon-beat-gicle-partout, avec des lignes plus rugueuses et plus contemplatives. Alors pour certains ça ressemble à du Boards of Canada surmégavitaminé et pour d’autres à un Aphex Twin période « Come to daddy », mais sortant de la douche (pour le côté moins méchant, je-sens-bon-il-m’arrive-d’aller-sur-le-dancefloor). En fait si on veut c’est un peu le mélange bordélique des deux, et c’est presque cohérent : quand on écoute Totem Crackerjack, qu’on supporte stoïque au milieu du morceau les secondes pénibles de drum&bass, et qu’on tombe sans prévenir sur cette montée de synthé, on comprend. Clark cultive la rupture et fait émerger de jolies choses, certes violentes et bancales, mais jamais complaisantes. Il faut donc souvent persévérer, écouter jusqu’au bout, puis à nouveau, surmonter la noirceur et la densité des productions, passer sur les renversements au premier abord inopportuns pour apprécier, enfin, cette tension si épique qu’elle pourrait presque donner envie de finir son mémoire de fin d’études en une soirée.

Growls Garden

Totem Crackerjack

Talis

Sinon, en même temps c’est pas dit qu’on ne s’en lasse pas vite, maintenant il fait chaud et je suis en pantalon, et ça marche un peu moins bien.

j'ai pas internet, alors j'envoie l'article par sms

(sur demande explicite de l'auteur, on doit se retenir de laisser le post en langage sms/skyblog)

En 2006 sortit le premier et dernier album de White Flight, projet d'une espèce de grand barbu mal coiffé du kansas, Justin Roelofs. Après avoir officié dans un groupe d'indie rock vraiment pas indispensable, il se trouva seul comme un panda et partit manger des champignons et communier avec l'esprit des rochers au pérou . Ces expériences déviantes lui inspirèrent cette pop folk psyché coassante et agitée, des morceaux dignes d'un Beck répétant sur la moquette de son salon avec les Unicorns, Architecture in helsinki et Outkast. Maintenant qu'on a perdu la trace de ses tongs, on l'imagine berger des bois au sud de la Nouvelle Zélande.

 

white flight - condition

white flight - solarsphere

 

bienpeinardd

Homelife //// Un canon philharmonique improvisé sur du fil à beurre

Il y a des groupes qui ressemblent à des vêtements amidonnés, figés dans une certaine époque indéfinissable, qui n’est ni la leur ni celle des autres. Ils sont vieillis sans avoir cherché à être à la mode, et quoi qu’on fasse, ils ne bougent pas, ils restent à la fois éternellement frais et usés, comme si dès le départ leurs motifs ou leurs formes ne pouvaient prendre de plis.

Homelife fait partie pour moi de ces groupes, si accidentellement marquants qu’ils en sont charmants, tellement incongrus à leur façon qu’on pourrait prendre ça pour de la fadeur, si près malgré eux de l’oubli et de l’anodin qu'on aurait envie de les porter aux nues. Victime de paradoxes en quelque sorte, qui font leur insouciance et leur beauté.

Un peu comme ce « Flying Wonders » qui semble rebondir dans l’écho d’une bonne idée sans en sortir, comme coincé dans une bulle de savon hermétique.

Pourtant le projet Homelife ne manque de rien. Originaire d’un peu partout mais quand même pas mal de Manchester, ce collectif pop-bizarre-fanfare polymorphe synthétise l’ensemble des éléments indispensables au succès : beaucoup de musiciens-copains, des costumes, une approche cacophonique mais mélodique, une chanteuse asiatique en robe, des lieux de répétions conceptuels, de la nonchalance, de la barbe et un lancé de clochette souple et ample (peu de traces visuelles du groupe, je n’ai pas pu trouver d’autres illustrations que cette bande-annonce datant de Chalon 2003).

Derrière la grosse quinzaine de collaborateurs évoluant derrière Homelife, une tête semble quand même y faire figure d’aimant, ou de liant, le multi-instrumentiste Paddy Steer* qui instigua la formation du collectif en 1997. Après deux albums autoproduits sur l’héritage de sa grand-mère (moment émotion storytelling), ils signent sur Ninjatune et produisent deux albums étonnants, « Flying Wonders » et « Guru Man Hubcap Lady ».

Limités par la distance et le nombre de musiciens, les membres n’enregistrent jamais tous ensemble, c’est principalement Paddy Steer qui compose les morceaux par collages. C’est peut-être ce qui donne finalement au collectif cette sorte de cohérence indolente, faite de bricolages et superpositions groovy qui semblent s’étirer à l’infini, sans pour autant s’inscrire dans le présent, comme bloqués dans une désuétude cotonneuse et attendrissante. Un peu comme la BO d’un film en stop-motion où un vieux banjo en pâte à modeler essaierait de danser le mambo, coincé entre ses aspirations à des rythmes chaloupés et la tension de ses cordes.

Ça ne veut rien dire mais c’est un peu l’idée. Dès lors il ne reste qu’une mélancolie légère et onirique, qui donne envie d’un petit déjeuner au lit.

 

Ce qui donne des choses très jolies comme des ballades à la poursuite de l’être aimé :

« Harder »

Mais aussi des contemplations perplexes au fond de son thé :

« Big Tree »

Avec des attentes de tramway un soir orageux :

« Try Again »

Mais la plupart du temps leur folie surnage dans un fond de sauce aigre-douce :

« April Sunshine »

Et généralement ça bouge des fesses avec dignité :

« Seedpod »

JOELATTICPICsmaller3


(* Après avoir fait pleins de trucs avec plein de gens, Paddy Steer (à gauche sur la photo) s'est lancé récemment dans l'exercice périlleux du projet solo et c’est plutôt rigolo, avec des loupiottes et des masques.)

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