Bien qu'aujourd'hui encore en cryostase, le webzine grrrndzero est toujours là. Il reprend des forces et pourra bientôt battre la campagne comme un fier animal béat courant après ses nouvelles passions éphémères.

La section imagerie rassemble principalement les vidéos de concert de concerts passés. Le plan est de développer un peu cette zone. Qui sait la webdoc-fiction-témoignage-interactif-big-data sur la vie quotidienne de Grrrnd Zero « Tout pour La Cause rien pour les Autres - saison 1 : Crust beer et lingerie fine » sortira peut-être un jour. Et pourquoi pas un live stream de nos sessions cuisine ou du chantier ?

On va essayer de rassembler des liens à la cool dans cette section là aussi. Des sites qu'on aime bien, des projets qu'on jalouse, des trucs à lire à notre place, des images rigolades, ce genre de choses là.  

Les archives chaos sont les archives de TOUT le site depuis les début de gz, par ordre de publication.
Quelques trucs se sont peut-être perdus entre les différentes version du web, mais sinon on archive méthodiquement et tu peux tout explorer.

 

 

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The Dead C

dead c

Parmi les albums de la scène indé 80/90's, on trouve parfois, au milieu de morceaux à priori écrits et structurés suivant l'air de rien cette convention tacite et très occidentale du couplet-refrain, des avortons moins définissables. Notre incapacité à se satisfaire simplement de cette chose merveilleuse qu'est le bruit est assez mystérieuse. J'ai toujours été fasciné par les quelques morceaux perdus sur un disque, côtoyant de «vraies chansons», où les notions de mélodie et de structure sont abandonnées au profit d'un mode d'expression sonore brut, quitte à ne plus parler de musique. Je n'évoque évidemment pas les groupes appartenant à des scènes purement expérimentales ou improvisées, qui par définition se défont de toute structure «pop», mais bien des quelques divagations de groupes a priori accessibles.

Deux exemples – peut-être pas les meilleurs :

Sonic Youth - In the Kingdom 19

June Of 44 - Pale Horse Sailor

 

The Dead C me donne véritablement l'impression d'un groupe de pop (ouais bon, je sais...), qui dès ses débuts se serait mis à se laisser aller à des improvisations bruitistes plus souvent que la normale, bien plus souvent, quasiment tout le temps en fait. De la musique faite avant tout pour ceux qui la jouent, sans aucun compromis, que ce soit dans les compositions ou dans l'agencement étrange des morceaux au sein d'un album, sans aucune nécessité de satisfaire un quelconque auditeur type, une démarche louable en somme. 

Eusa Kills (Flying Nun, 1989) commence par Scarey Nest, qu'on jurerait tiré des premiers Dinosaur Jr, impression immédiate dans le cerveau, et tu te retrouves à la siffler l'après-midi même. La magie du truc c'est que ça n'arrive qu'une seule fois dans ce disque, tu ne sais pas pourquoi ils l'ont foutu là, en ouverture, tout ce qui suit est décharné à l'extrême, parfois même le rythme qui est le seul truc à quoi pouvoir se raccrocher n'est même plus un rythme mais seulement des coups aléatoires sur des fûts. Leur musique est faite pour être jouée de manière décousue, aucun doute sur le fait que ces types sont mille fois capables de sortir des tubes à la chaîne, ça ne doit seulement pas les intéresser. La démarche est autre, et le plaisir que l'on en tire est complètement différent : jouir d'un buzz de guitare qui résonne, de marmonnages approximatifs, écouter se former des sons produits par des instruments amplifiés à haut volume, des parasites, des paradoxes. Tout ce que tout bon ingénieur du son se tue à éliminer constitue tout ce qu'il y a à écouter dans ces disques.

 

Je n'ai même pas encore écouté la totalité de leur discographie - et pour cause, c'est conséquent -, mais c'était nécessaire que je parle d'eux, pire qu'une envie de pisser.

 

Voici quelques morceaux :

The Dead C - Children

The Dead C - Alien to Be

The Dead C - Scarey Nest

The Dead C - Baseheart

The Deac C - Max Harris

 

Plusieurs albums ont été réédités sur Ba Da Bing.

 

Aaaaaah.... La trompette dans le Jazz...


S'il y a un style de musique qui se renouvelle constamment, c'est bien la musique improvisée. Dommage que ce soit aussi chiant... Ah ah, ça commence bien hein ??? Avouez que vous ne vous y attendiez pas !! ah ah !!!
Bon, ok, je plaisante, mais à moitié seulement. Soyons honnêtes, les gens qui ne jurent que par l'impro ou le free jazz sont plutôt de mauvaise foi, et l'on doit surement les surprendre le samedi matin se détendant devant le hit machine de Charly et Lulu (est-ce que ça passe encore?), ou bien se télécharger un p'tit Rihanna.

On s'est tous déjà demandé ce qui nous avait pris d'aller voir ce concert et pas un autre, celui où des gars triturent leurs instruments avec des objets, ou bien en jouent, ou ont l'air d'en jouer de manière beaucoup plus inspirée que les autres, même si ce qui en sort nous rend perplexe. On est d'accord, quand ça marche, c'est magique, mais bon, ça arrive tous les combien, putain ? Loin de moi l'idée de faire le vieux con (je n'ai peut-être plus besoin de le faire...) mais j'ai même vu des jeunes cons qui avaient "bien compris" que l'impro, bah, c'était un peu du quitte ou double... même si, bon, ça se travaille quand même, histoire de pas paraitre ridicule 50% du temps, sinon ce serait trop simple. Un débat à développer, mais bon, là j'avoue que je m'auto-gonfle. J'arrête.

Parlons plutôt des disques d'improvisation. J'ai arrêté d'en acheter quand le mp3 est arrivé... Ah ah, ça commence bien hein ??? Avouez que vous ne vous y attendiez pas !! ah ah !!!
Bon, ok, je plaisante, mais à moitié seulement (vous avez remarquez le copier coller?). En fait, non, j'ai arrêté parce que ça coûte cher et que pour le coup, c'est vraiment risqué. Putain, le Axon avec Phil Minton, le In the Fishtank avec The Ex, Sonic Youth et Icp (j'ai vérifié, c'est pas Insane Clown Possee !), quels monuments d'ennui !!! Evidement, j'ai vécu quelques moments de bonheur sur des disques d'impro de Marc Ribot ou Fred Frith. Mais il faut bien avouer que ce style musical est bien complexe, propre à l'instant, l'état où l'on se trouve etc... On peut être charmé tout en sachant que la magie peut ne jamais, ou rarement, se reproduire; ou bien saoulé au point d'être dégouté rien qu'à la vision d'une trompette ou d'un saxophone (rigolez pas, j'en connais des comme ça... le trombone, ça fait festif, et le saxo c'est intello, que voulez-vous que j'vous dise ? Certains ont l'esprit bien étroit, et c'est ainsi, et parfois c'est à cause d'un concert de ska, ou d'un concert de musique improvisée !). Ah... la guitare.... l'instrument vénéré du rock, du punk, du metal, du prog, du trash, du crust, tout ce que vous voulez...

guitars-expecompilsolo


En voilà un disque
de guitare, de la guitare solo, et improvisée s'il vous plait. Qui dit mieux? Que d'la guitare triturée, bichonnée, percée, bercée, frottée, manipulée, cassée, broyée, bouclée etc... et même des fois, jouée. On trouve un peu de tout sur ce double cd et c'est bien ça qu'est agréable. Un écclectisme dans l'improvisation, chacun y va de sa petite pièce, sa petite histoire, les bruits de perceuse croisent des mélopées planantes, bref un panel très large de ce qui se fait en la matière. Alors quoi ? Et bien oui, il manque qui ? Sheik Anorak ? Pif le chiant ? Nico Poisson ? C'est vrai et c'est bien dommage, mais on retrouve quand même un lyonnais et pas n'importe lequel pusqu'il s'agit de Gilles Laval, oui, oui, celui qui jouait dans Parkinson Square !! J'avoue que pour le reste, je connais pas grand monde, même si les noms de Olaf Rupp, Neil Davidson, Stefano Pilia me semblent familliers. Chris Lemulo lui je le connais pas mais son nom me fait marrer, en espérant que c'est pas le frère de Pascal Mulot, le bassiste (mettre le lien !!). On peut pas dire que ce soit le disque d'impro rêvé, mais la compilation est une voie à explorer dans la quête aux bons disques, et le fait qu'un seul instrument soit représenté est peut être à déplorer mais n'altère en aucun cas le plaisir d'écoute, même si, un peu de trompette ou de batterie m'auraient pas dérangé....

Gilles Laval - djin

Pablo Montagne - geomagnetico

Michal Dymny - living on a plate



Thermals

Un peu de trompette, ça m'aurait pas dérangé non plus dans ce nouvel album des Thermals, le cinquième. Enfin dans le genre "changement de cap", j'aurais préféré qu'ils en rajoutent plutôt que de choisir ce genre de prod.

Je m'explique: ce disque commence de la meilleure manière qui soit, "i'm gonna change your life" est un des meilleurs morceaux qu'ils aient écrits, sans déconner, c'est l'espoir, ça donne envie d'aller au tabac s'acheter des clopes et rien branler d'la journée, juste écouter ce morceau... ou encore, la barre de céréales avant d'aller passer les examens (enfin, moi j'dis ça, je ne fais qu'imaginer ce qu'on m'a raconté, il parait que la barre de céréales avant les exams, ça le fait !! La prochaine fois que j'vais faire des examens de sang, j'fais ça et j'mets ce morceau dans mon walkman!).
Le deuxième titre, c'est le Thermals à l'énergie, celui qui fait penser aux Pixies de "surfer rosa", en un poil plus fun, et puis Hutch Harris n'a pas du tout, mais du tout la voix de Black Francis. C'est plus un Aziz de NRA, et encore, c'est une voix plus médium aigüe si vous êtes branchés fréquences.
Et puis ensuite, troisième titre, tout bascule, la prod change, ça sent le single à plein nez, sauf que dans ces cas-là on revient aux choses normales sur les titres suivants, mais là non. Etrange.
Tous les titres qui suivent sont plutôt bons, mais c'est plus les Thermals, MES Thermals (d'une manière générale, on a tendance à un peu trop s'approprier les groupes...). La guitare et ses accords ne sont plus là, juste des petits riffs à une corde, la basse n'a plus d'attaque, on dirait une nappe de synthé. La batterie, bah, on n'y fait plus attention. Attention, ce disque est très bien, y'a pas de problème de qualité, c'est juste que c'est surprenant ce parti pris. Le pire, c'est que quand un groupe se fourre tête baissée dans ce genre de prod, je trouve ça toujours moins bien et suis persuadé que c'est une grosse connerie qu'ils font là, et que c'est pas ça qui va faire décoller les ventes, élargir leur public, rentrer dans les charts etc... Le pire, c'est que je me trompe. A chaque fois ça marche, c'est taré, dans 6 mois, t'entendras les Thermals au Ninkasi. Si ça se trouve c'est déjà le générique de l'émission d'Ardisson ou bien ça passe déjà sur le mouv' en découverte (petite vérification sur l'airplay du mouv', bon pas encore, tout va bien). Quoique, qu'on entende les Thermals de partout serait bien la meilleure chose qui puisse arriver à la musique, après tout... Enfin, les Thermals ou d'autres, hein ! Badgewearer par exemple !!

Thermals - I'm gonna change your life

Thermals - Not like any other feeling
  (le single)




Bereket Mengisteab

Bereket C


Bereket Mengisteab
, l'homme aux 250 chansons, le berger au krar* sautillant, est né en Érythrée à la fin des années 1930, quand celle-ci était encore une province éthiopienne colonisée par l'Italie fasciste.

Conscient qu'il ne voulait pas passer sa vie à traire des brebis shootées au qat**, Bekeret descendit à la capitale Addis Abeba et intégra le prestigieux Haile Selassie Theater Orchestra (même qu'ils ont joué aux JO de Mexico en 1966). Puis un jour, son horoscope lui prédit du gros rififi politique, alors il abandonna tout et rentra au bercail pour s'engager au Front de Libération de l’Érythrée. La même année, en 1974, Haile Selassie fut étouffé sous un oreiller ou un truc comme ça par les hommes du lieutenant colonel Mengistu, au grand dam des rastamen de tous pays.
Après 5 ans de guerilla, Bekaret s'exila en Arabie Saoudite. Il commença à enregistrer des cassettes et à jouer pour les bédouins. Ses couplets exaltent la libération de sa terre natale, ou sont de traditionnelles complaintes amoureuses à la simplicité universelle ("reviens oh ma chériiiie, tu me maaanques je souffre").
 
N'importe quel amateur des Ethiopiques, d'Omar Souleyman, ou même de la psych-pop-tropicale qui se répand depuis quelques années désirera le faire chanter à son mariage.
Pour le trouver, il faut se rendre à Asmara, capitale de l’Érythrée indépendante où il continue de composer des chansons, tout en s'occupant de sa coupe afro vieillissante et de son magasin de musique sur Babylon Square.


*un genre de lyre à cinq cordes
** arbuste dont on mâche longuement les feuilles pour leur effet euphorisant, un peu comme la coca


Are you glad you're not everyone ?

badgewearer


Quelque part au milieu des années 90, dans la ville de Saint Etienne. Le Mads collectif propose ce soir encore un concert "découverte": un groupe écossais du nom de Badgewearer.


J'avais déjà entendu un titre de ce groupe sur une compilation de l'agence de booking Zoorganisation au milieu de plein d'autres: the ex (scott de Zoorganisation est toujours leur tourneur), dog faced hermans, dawson, archbishop kebab, whirling pig dervish, god is my co-pilot, sister iodine, la machoire... 
Cette k7 je l'écoutais en boucle avec d'autres trucs, dont pas mal de groupes morts... plein de k7 que m'enregistrait tony mathieu, programmateur du Mads co. 
J'étais alors monté d'un bon cran dans le snobisme et je considérais sonic youth et jesus lizard comme des groupes de rock FM tellement j'étais sûr d'avoir enfin approché quelque chose de vraiment underground: des groupes composés de vrais gens que j'aurais pu rencontrer dans la vraie vie...

Le guitariste de Badgewearer a été mon idole pendant des années, ce qui est non seulement stupide mais surtout absolument contraire au principe de l'anti-star system, et le pauvre Neil a dû quand même bien flipper de me voir débouler chez lui en écosse à l'improviste (une aventure d'une semaine, juste pour envoyer quelques cartes postales, voir où lui il habitait et comment c'était là haut en écosse...), donc voilà un truc important qu'il m'aura fait comprendre finalement (malgré son accent écossais): rester soi même.

Neil Bateman donc: la première fois que j'ai osé lui parler c'était juste après le concert, pour lui dire "hey, we play the same guitar!" (une copie made in korea de telecaster, là pour le coup j'avais pas fait exprès) c'était le seul moyen d'établir un contact: parler de guitare. Ils n'utilisaient aucune pédale et jouaient très tendu. C'était à des années lumière des groupes français de noise/hard core/punk et du gros marshall qu'on voyait partout, et c'est ça qui me plaisait: un son plein de nerfs. Ce son couplé à une basse tronçonneuse et à une batterie à clochette donnait quelque chose entre le rhytm' n' blues, le surf et... la musique tropicale on va dire. Le tout joué très sec et surtout très vite. On peut encore se demander aujourd'hui ce que sont devenus ces gens et toujours se dire "ça ressemble à rien"... c'est justement tout l'intéret de cette musique.

A noter que plusieurs de leurs albums ont été enregistrés au pays basque chez Amanita, et le label/distro a co-produit ces albums avec guided missile, ainsi que pas mal d'autres illustres inconnus. Il y a surement plein de bonnes raisons de faire tant de kilomètres pour enregistrer un disque.


interview de stefan krieger (d'Amanita): http://www.stnt.org/interviews/Amanita_fr.htm


Quelques morceaux de Badgewearer, présentés par ordre chronologique :

badgewearer - ambulance box is a toolcupboard

badgewearer - cartoon churchill with a real head

badgewearer - dog shit stream rising icon tacked to a cowboy

badgewearer - branagram


+ Discographie légèrement commentée du groupe dans "lire la suite".


Lire la suite : Are you glad you're not everyone ?

SUPER COOL OISEAU FABULEUX

BADINRED

1989: Les Clash sont morts depuis un moment et on est surement pas au courant, mais c'est pas grave, on est pas à l'heure d'internet et on s'en fout d'être au courant à la seconde même du split d'un groupe ou d'une quelconque nouvelle musicale importante.

Mes potes et moi, on est à fond dans les Clash et c'est le groupe du moment, même s'ils n'ont pas sorti de disque depuis 82 (je le dis maintenant, mais je le savais pas à ce moment là...). Je viens d'acheter "Earthquake weather", le premier album solo de Joe Strummer, et mon voisin du 8ème, le Hash il aime, mais les Clash aussi, alors lui il a acheté le "Megatop phoenix" de Big Audio Dynamite, le nouveau groupe de Mick Jones (j'apprendrai des années plus tard, que ce n'est pas leur premier album...).

Y'a pas internet, on est jeunes, on a pas les couilles de voler des disques alors on en achète un par mois, et encore... donc, ceux qu'on achète, bah on les écoute, même si on les trouve... bizarres. Et ce "Megatop Phoenix", franchement, il l'est : le groupe mélange habilement de la dance music à du rock, y'a des samples de funk, des synthès, des boites à ryhtmes, des plans ragga, et puis y'a que Mick Jones qui chante... alors on se rend compte que bon, sa voix, c'est cool, ça évoque quelque chose, mais bon, c'est très anglais maniéré, limite niais... y'a pas la classe de Strummer quoi !!

Mais pourtant, on arrrive à l'aimer ce disque. Déjà, c'est dansant, donc pourquoi pas, y'a de plein de bonnes idées au niveau des samples, c'est vraiment varié, et y'a quand même de la guitare, hein, y'a même quelques solos, et puis bon, de toute façon, quand on écoute "Combat Rock" des Clash, y'a déjà tout et n'importe quoi, on peut dire qu'on est bien ouverts d'esprit. Mais bon là c'est vrai que les trucs qui ressemblent à Technotronic, on voit pas pourquoi on aimerait pas Technotronic et pourquoi on aimerait ce machin chelou.

L'album commence bien, tous les morceaux s'enchaînent, y'a des interludes, on dirait un album de hip-hop, c'est pas mal fait, mais la voix de mick jones, qui ressemble de plus en plus à Frédéric Mitterrand soit dit en passant, rend le tout un peu cucul... Sans parler de ses shorts et de ses casquettes...

Bref, finalement, ce disque, long en plus, j'peux vous dire que j'l'ai écouté un paquet de fois. J'ai même, quelques années plus tard, acheté les autres disques de B.A.D, Big Audio, et même B.A.D II (ces salauds qui se sont foutus sur la face B de "Should i stay or should i go" quand c'est ressorti pour la pub Levi's !!!) Et ce "Megatop Phoenix" je l 'ai choppé en K7 y'a deux ou trois ans et je l'ai bien réécouté avec plaisir, c'est vraiment leur "meilleur" album selon moi, et c'est bien pour ça que j'ai craqué sur la version 33 aujourd'hui même, et que je le réécoute avec ce même plaisir, et que je cède ma K7 de dance rock ragga chelou volontiers, au premier ou première qui sautera sur l'occas' après avoir écouté ces titres !! Ouais, bon, je sais, j'ai pas dû trop vous donner envie d'écouter avec tout ça, plus les photos, mais bon, au moins, vous pourrez pas dire que vous saviez pas que j'avais ce disque et que je le donnais volontiers. Et puis merde, vous avez qu'à vous forcer ! Vous croyez que j'ai fais comment moi pour l'aimer ce disque ???

Big Audio Dynamite - Union, jack


Big Audio Dynamite - Rewind


big_audio_dynamite_megatop_phoenix




daisy reviens

uvrace


Ces temps-ci on dirait que l'Australie agite bien haut ses grands bras pour rappeler au monde que, hé ho, elle existe (cf Assassins 88 et Circle Pit, qu'on a récemment évoqués ici, et d'autres groupes dont on s'est promis de parler un jour, comme Naked on the Vague ou Pumice (celui-là est de Nouvelle-Zélande, mais c'est un peu la Corse des Australiens non?).

Aujourd'hui, nos Australiens bien-aimés s'appellent UV Race, font du proto-post-punk absolument pas innovant, mais qui ravit nos sales esprits binaires incapables de dire non à tout ce qui ressemble à du Modern Lovers ou du Wire réactualisé. Ils ont sorti plusieurs disques chez Aarght Records, à Melbourne.

UV Race - society made me selfish (j'écoute ça en me brossant les dents le matin, comme ça le brossage ne prend que 55 secondes, pendant lesquelles j'éclabousse gaiement le miroir de fluocaril à la salive)

infomercial

wcp


Il y a quelques mois, la perfection faite label accoucha - sans douleur et  visiblement en plein trip sous péridurale - d'une nouvelle petite merveille pop, fourbe, champêtre, vénéneuse, que l'angoisse du poncif littéraire ne nous empêchera pas de qualifier de soleil noir.
Attention au post-partum cependant, puisque derrière sa fausse ingénuité, Rows and Stitches de Karaocake donne tout autant envie de danser dans les frais bocages en tapant des mains (insérer le mp3 de Eeeeerie ici, et chanter Once I waaaaaaaaaaaaaaas) que de rester planqué sous la couette avec ses seuls amis : l'alcool et les antidépresseurs (insérer Médication, et se resservir un dernier verre). 


Si d'aventure ne m'en croyez, croyez-y de respectables popeux


Emplie d'égoïsme amer et jaloux, j'aurais volontiers gardé un tel trésor pour moi si de biens basses considérations économiques ne m'obligeaient à vous révéler que Karaocake se produira au Périscope le 24 février, avec leurs copains de labels et pop-stars locales Réveille en première partie.

Karaocake - Eeeeerie

Karaocake - Médication


Pour finir et parce qu'on arrête pas le progrès, voilà des images qui bougent sur du son :

{vimeo height="225"}19162184{/vimeo}

ymca


Les dessins de Michael C. Hsiung ne sont pas très loin de l'univers d'Edward Gorey - sauf qu'il remplace le gothique par une ambiance très Village People. Son imagerie est soit masculine, soit animale, soit les deux : des bûcherons, des plombiers, des skaters, des cow-boys ou des golfeurs qui jouent ensemble ou avec des ours tout aussi velus qu'eux. Mais en toute candeur.

hsiung 4




hsiung 3


Plus de dessins en cliquant sur "lire la suite".


Lire la suite : ymca

Metz

METZ

Negative space 7" (we are busy bodies-2010) 

« Sub Pop, Amphetamine Reptile, Touch and Go. Années 90. »

Voilà un extrait de la présentation de ce groupe par son label. La description n'est pas erronée, certes, et le label est très certainement plein de bonnes intentions. Mais ramener un groupe de 2010 à une supposée glorieuse époque de la noise, c'est tout de même faire le jeu des nostalgiques, et les nostalgiques, on les emmerde.
Rien de pire qu'une musique qui ne vit que pas son passé pour le plonger dans l'ennui, le cliché, l'absurde. Foutre l'étiquette 90's à un groupe sous prétexte qu'il est un tant soit peu noisy c'est participer à cette fâcheuse tendance actuelle de se définir par rapport à un modèle passéiste. C'est emmener la culture punk, dans son sens le plus large et le plus « noble », droit dans un mur de cynisme et courir à sa perte, car la nostalgie, c'est l'ennemi, camarade.

Les choses sont dites, mais tout cela ce trio de Toronto/Ottawa n'en a certainement que faire. 2 titres donc pour ce troisième et dernier 7" d'une série de 45 tours entamée en 2009. Et clairement METZ y va fort et fait les choses bien. Noise rock, punk, hardcore, bruitiste, efficace à souhait. On a les classiques avec une basse grasse comme il faut, un jeu de guitare simple, dissonant, une batterie présente qui n'en fait jamais trop, et une forte capacité à empiler l'air de rien les couches de bruit. Les effets de voix sont bien sentis et les rajouts divers suffisamment bien noyés dans l'ensemble pour être d'une parfaite cohérence, en amenant à l'ensemble une épaisseur tout à fait bien construite, notamment sur Negative Space, face A et tube en puissance.
Les quelques textes déclamés se jouent de la reverb et servent l'instrumentation. On trouverait presque dans le second titre, Automat, une lignée plus aérienne, expérimentale, hypnotique parfois. Quelques samples de voix féminines, des effets encore plus présents, c'est presque une influence shoegaze qui transpire sur cette face B.

Version directe ou plus subtile, ce 45 tours fourmille de petites nuances bien pensées et laisse deviner un groupe qui doit sérieusement claquer en concert, comme disaient les jeunes des années 2000.


J'ai pas de MP3 sous la main, mais j'ai une vidéo :

{youtube width="600" height="365"}TGF3qH1FOfc{/youtube}

On peut acheter leurs 45 tours ici

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